Alors
que le phénomène observé dans les pays du Sud est
celui de la déforestation, prélude à la désertification,
les pays européens sont confrontés à la reprise de
la forêt dans un contexte de déprise agricole. Ces deux évolutions,
bien qu’opposées dans leurs manifestations menacent également
la biodiversité végétale et animale par la disparition
des composants de l’habitat (ou biotope).
Les espaces naturels sont essentiels à la préservation des
espèces, qui dépendent de l’habitat dans lequel elles
vivent. Actuellement, 12259 espèces animales et végétales
sont inscrites à la liste rouge des espèces menacées
de disparition. Depuis 30 ans, 15% des espèces terrestres, 35%
des espèces marines et 54% de la faunes des rivières, lacs
et étangs ont disparu! On estime que 3 espèces disparaissent
par heure de la surface de la planète. Ce rythme, extrêmement
élevé, ne permet pas l’évolution de la biodiversité
(apparition de nouvelles espèces) mais seulement son appauvrissement.
ENJEUX
GLOBAUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE
assurer
le maintien de la biodiversité des espèces animales
et végétales ;
valoriser
et protéger le patrimoine naturel (végétal, paysager
et animal) ;
améliorer
le cadre de vie des habitants.
Contexte national
Alors
que les campagnes françaises se caractérisent toujours par
la déprise agricole et la reconquête d’une forêt
inexploitée, porteuse de bouleversements écologiques, les
populations urbaines réinvestissent les environs des grandes agglomérations.
Cet étalement urbain extrême se fait au détriment
des espaces naturels et agricoles proches des centres urbains. Or ceux-ci
ont un rôle de poumon vert, de lieux de détente et de lien
avec la nature. Ils contribuent à l’image de la ville, à
son ambiance, sa qualité de vie et sa convivialité. Ils
participent également au maintien de la biodiversité des
espèces végétales et animales.
La loi du 10 juillet 1976 constitue encore aujourd’hui le fondement
juridique de la protection du patrimoine faunistique et floristique en
France et de la valorisation de l’environnement. Toutefois le rôle
de l’Europe ne doit pas être ignoré avec notamment
la Directive Habitat et la procédure Natura 2000 qui permettent
de protéger une large partie du territoire et les espèces
s’y trouvant.
Contexte local
Dans
l’agglomération grenobloise, les espaces naturels représentent
43% et les zones agricoles 9%. L’ADAYG est missionnée par
la Métro pour mettre en place d’une politique de la forêt
périurbaine à forte orientation paysagère. Elle intervient
également en matière d’agriculture périurbaine
avec le Plan Local de Gestion de l’Espace (PLGE) agricole dont l’objet
est de développer une agriculture de qualité et à
vocation économique, la gestion de l’environnement et l’accessibilité
des espaces naturels. Un Observatoire Agricole de l’Y grenoblois
permet de suivre les évolutions globales du milieu agricole.
Le SIPAVAG, qui regroupe la Métro et la Communauté de Communes
du Sud Grenoblois est en charge de la création, l'entretien, le
balisage et l'animation d'un réseau périurbain de chemins
et sentiers.
Concernant la biodiversité, on notera que 133 espèces de
poissons, oiseaux, reptiles, amphibiens et mammifères sont inscrites
dans les espèces menacées en Isère. Il n’y
a pas de structure institutionnelle chargée de la préservation
de la biodiversité mais de nombreuses associations interviennent
dans ce domaine avec des financements publics : FRAPNA ; Cora et les oiseaux
; Gentiana…