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Energie & Pollution Atmosphérique



















Les concentrations de « gaz à effet de serre » (GES) ne cessent de croître, conséquence de l’utilisation d’énergies fossiles : gaz, pétrole, charbon. Le lien entre l’évolution de la concentration en GES , et l’augmentation de la température moyenne du globe n’est désormais plus remis en cause.
Cette augmentation a été de 0,6°C au cours du dernier siècle et, conséquence de ce réchauffement, le niveau de la mer s’est élevé de 10 à 25 cm depuis 100 ans. Le réchauffement climatique prévu d’ici 2100 est de 1.4 °C (mise en œuvre de mesures drastiques pour réguler les GES) à 5.8°C (aucune intervention).Il s’agit d’un phénomène cumulatif, irréversible et une fois un seuil passé, il est impossible de revenir en arrière et d’annuler les effets. C’est pourquoi stabiliser notre production de GES est insuffisant : il faut viser une diminution forte, tout en veillant à ne pas limiter les capacités de développement économique.
Face à ce constat, les états se sont engagés en 1997, dans le cadre du protocole de Kyoto, à ramener leur production de GES à horizon 2008-2012 à celle de l’année de référence 1990. Pour stabiliser le niveau mondial en 2050 il est indispensable de diviser les émissions actuelles par 4, ce qui nécessite de travailler dès aujourd’hui à l’adoption de nouvelles sources d’énergies et à une diminution forte de la demande. Par ailleurs, l’épuisement des ressources en énergies fossiles est prévisible à plus ou moins longue échéance. Anticiper cette situation permettra de mieux la gérer.
Enfin, l'utilisation d'énergies fossiles est à l'origine de pollutions locales responsables de l'augmentation des affections allergiques et respiratoires (asthmes, bronchyolites du nourrisson...).

ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE

  • optimiser la consommation d’énergie ;
  • favoriser l’utilisation de technologies moins consommatrices d’énergie (meilleures technologies disponibles) ;
  • développer et utiliser les énergies renouvelables en remplacement des énergies fossiles.

Contexte National

La France produit une large part de son énergie par l’hydraulique et le nucléaire. Le protocole de Kyoto lui assigne en conséquence un objectif d’équilibre à +O%. Ceci signifie toutefois un effort considérable pour contrer une évolution prévue de +10 à 15%. Par ailleurs, la France s’est engagée à passer de 15% à 21% d’énergie de sources renouvelables.
L’objectif de stabilité des émissions est actuellement atteint, principalement grâce aux efforts de l’industrie (18% de baisse) tandis que la consommation des bâtiments explose de 19% (la climatisation jouant un rôle primordial) et celle des transports s’emballe… 23% !!
Le Programme National de lutte contre le Changement Climatique s’appuie sur divers axes de politique énergétique complémentaire à la Loi sur l’Air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) de 1996 : la diversification de l’approvisionnement ; la maîtrise de la demande ; le développement des énergies renouvelables et des nouvelles technologies ; l’avenir de la filière nucléaire ; l'accès à l’énergie. Le Plan Climat National est l’application de ce programme.
Enfin, il est important de rappeler que le fournisseur principal d’énergie en France est EDF - GDF. Mais depuis le 1er juillet 2004, les marchés d’approvisionnement en gaz et électricité des collectivités territoriales sont éligibles à la mise en concurrence (loi du 3 janvier 2003) et peuvent faire jouer les clauses environnementales dans le choix de leur fournisseur.

Contexte Local

Le bassin grenoblois se caractérise par une forte pollution atmosphérique, due à des conditions géomorphologiques spécifiques, la concentration d’activités économiques et la croissance continue des déplacements routiers. Le bilan énergétique de l’agglomération, réalisé en 2001-2002 avec l’Agence Locale de l’Energie (ALE), indique une consommation globale de 1343 ktep et 2,537 millions de tonnes de CO² émis. Une forêt de 780 000 ha serait nécessaire pour absorber ces émissions.
Fig. 1 et 2 –
Extraits du bilan d’agglomération 2001-2002 (ALE )


La Métro s’est donc engagée dans la réalisation d’un Plan Climat Local, programme global de maîtrise de l’énergie et de diminution de la production de GES, dont l’objectif est de stabiliser en 2010 les émissions au niveau de 1999. Il propose une démarche de travail partenariale (industrie ; habitants ; collectivités…) et concernant l’approvisionnement énergétique, l’aménagement du territoire (et des transports), la gestion des bâtiments communaux et enfin, l’information et le conseil. L’ALE anime cette réflexion en collaboration avec l’ASCOPARG et l’AURG.
Le « Plan Energie » du Conseil général de l’Isère vise également à aider les communes à diminuer leurs consommations, développer les énergies renouvelables et lutter contre le changement climatique. Une cohérence est également à rechercher avec le Plan de Protection de l’Atmosphère (PPA) en cours d’élaboration à la préfecture, et avec le Plan de Déplacement Urbain de l'agglomération.

Surveillance de la qualité de l’air.
La consommation d’énergie impacte la qualité de l’air par la production de polluants dits « locaux » (NOx ; SO²). En convention avec la Métro, l’ASCOPARG (Association de Contrôle et de Préservation de l’Air dans la Région Grenobloise) gère un réseau de 11 stations de mesure continue du niveau d’exposition moyen de la population aux phénomènes de pollution et diffuse en permanence l’information sur l’état de la qualité de l’air . Une de ces stations est située à Fontaine (les Balmes).
Le contrôle quotidien de la qualité de l’air est obligatoire pour les ville de plus de 100 000 habitants. L’ASCOPARG utilise l’indice ATMO qui présente la qualité moyenne de l’air, en observant 4 polluants ; ozone ; dioxyde de soufre ; poussières en suspension ; dioxyde d’azote . L’indice 1 correspond à une excellente qualité de l’air, l’indice 8 au seuil de recommandation et l’indice10 au seuil d’alerte.
Après une évolution régulière à la baisse des indicateurs de pollution, l’année 2003 a été particulièrement mauvaise puisque l’indice 8 a été atteint 23 fois (contre une moyenne de 4 fois par an). Une élévation globale des polluants a été observée et particulièrement de l’ozone, (traduction de l’épisode caniculaire du mois d’août?).